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Interview : Dénonciation sur les réseaux sociaux "L'effet est bénéfique mais..."

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NB : Ce qui a été dit dans l'interview mais pas retranscrit par le journal (entre autres choses) :
"Le site coabuse.fr ne s'inscrit pas dans cette démarche de dénonciation, sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Les formulaires sont strictement confidentiels. Après la mise en relation des coabusés, la décision de dénoncer ou non n'appartient qu'aux victimes qui agissent en toute liberté."

Néanmoins, il faudrait en finir avec cette manie française d'assimiler la dénonciation à un acte négatif. L'indignation publique de lanceurs d'alerte ou la dénonciation aux autorités faite dans le but d'aider des victimes, d'éviter de nouveaux drames ou même d'obtenir justice est une bonne action. C'est souvent un devoir, parfois imposé par la loi (*) et toujours une initiative difficile, courageuse, altruiste et admirable.
Toutefois n'oublions pas qu'il existe un terrible danger que l'on ne peut ignorer et dont il faut se protéger à tout prix : la dénonciation mensongère qui peut ruiner la vie d'un innocent. Pour s'en préserver autant se faire que peut, la dénonciation collective de plusieurs victimes d'un même agresseur est une indéniable solution rendue possible par coabuse.fr pour les victimes qui le désirent.

PS : Dans la culture française la conotation généralement négative de la dénonciation dessert les victimes et la justice mais sert la cause des abuseurs et est couramment utilisée pour leur défense. A ce sujet je me souviens de cet avocat lyonnais, qui déclarait en direct dans une émission de télévision sur Itélé au sujet de l'association "la parole libérée" dont j'étais le webmaster : « La loi ne demande pas que l'on dénonce ». Notons qu'une telle déclaration est fausse dans le cas d'un agresseur succeptible de commettre de nouveaux crimes, elle est dangereuse dans la mesure où elle peut semer le doute dans l'esprit d'une personne qui s'apprêterait à témoigner. Incompétence ou mauvaise foi ? (Voir ci-dessous)
Toujours en direct à la télévision devant des victimes, ce Monsieur ajoutait : « La dénonciation, la délation est quelque chose dont nous avons souffert dans les années 40 à 44 » Il mettait donc sur un plan d'égalité le signalement à la justice d'un prédateur par des victimes pour protéger des enfants et la délation xénophobe visant à la condamnation à mort d'un innocent. Les invités étaient unanimement choqués. Olivier Galzi, le présentateur de l'émission incrédule demandait : « Est-ce que vous êtes sûr que l'on peut mettre ça sur le même plan, vraiment ? »
Des propos scandaleux qu'il faut à tout prix bannir de notre société.

* Article 434-1 du code pénal (que l'avocat ne semble pas connaître) : « Le fait, pour quiconque ayant connaissance d'un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. »
Coabuse n'est pas concerné par cette obligation puisque les faits rapportés dans les formulaires ne sont pas factuels, ils ne sont pas établis et sont susceptibles d'être faux ou médisants.

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